Retrouvez tout au long de l’année 2018 les portraits de personnes qui conjuguent emploi et handicap.

Christophe Latapie

contrôleur qualité aéronautique à Tarbes, dans les Hautes-Pyrénées

Je m’appelle Christophe, j’ai 40 ans. Je suis atteint d’une spondylarthrite ankylosante. J’ai été diagnostiqué à 30 ans, il y a dix ans. J’étais mécanicien automobile dans une écurie de course. Au bout de quelques années j’ai dû arrêter ce métier et me réorienter dans l’automobile classique.

Bien qu’il y ait eu un répit de la maladie pendant quelques années celle-ci est revenue progressivement à cause des postures de travail que j’avais tous les jours.

J’en avais à l’époque parlé à mon employeur. Ne pouvant pas m’adapter à un poste, on a fait un bilan de compétences, de là on a fait via Pôle Emploi et Cap Emploi un POI, un parcours orientation insertion qui a permis de mettre à jour le poste que j’occupe actuellement.

[Des bruits de machines industrielles se superposent]

Avec un problème de rhumatismes ce qu’il fallait trouver c’est un juste milieu entre l’atelier et le bureau. Je suis contrôleur qualité aéronautique et actuellement je contrôle des trappes de trois mètres cinquante de long par trois mètres de haut sur le train d’atterrissage. Donc je passe soixante-dix pour cent de mon temps dans l’atelier, en mouvement, et le reste du temps je suis au bureau.

Grâce au POI, qui était financé par la région, j’ai pu accéder à une formation sur Toulouse en IUT qui prenait un pourcentage d’handicapés et qui était toujours financée par la région. Ca m’a permis pendant six mois de faire une remise à niveau pour effectuer ce métier. Je suis en CDI depuis le premier novembre 2017.

[Un ouvrier sifflote, une radio joue un air de musique pendant que les machines tournent]

Dans mon ancien métier il y avait une incompréhension, certaines tâches que je ne pouvais plus effectuer et qui étaient redistribuées à d’autres compagnons. L’autre compagnon ne comprenait pas pourquoi je ne pouvais pas effectuer certaines tâches alors que j’étais mécanicien comme lui et lui devait les faire. Vu que c’est un handicap qui est invisible, je ne me vends pas comme étant une personne atteinte d’un rhumatisme inflammatoire. Jusqu’à aujourd’hui l’entreprise ne m’a posé aucune question. J’ai été jugé comme une personne normale, jugé par mes compétences. Quand on m’a détecté la maladie, j’avais tous les voyants au rouge pour mon futur professionnel. J’ai eu des hauts, des bas, je pensais que ce n’était pas jouable, j’ai insisté, encore insisté, et j’ai trouvé quelque chose qui me convient et qui fait qu’aujourd’hui j’ai repris une vie tout à fait normale.

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Alors qu’il est mécanicien automobile dans une écurie de course, Christophe Latapie est atteint d’une spondylarthrite ankylosante, qui l’oblige à quitter son métier à 30 ans. 

Reconverti dans l’automobile classique durant quelques années, de mauvaises postures de travail occasionnent un retour de la maladie, et un arrêt du travail. 

C’est en réalisant un bilan de compétences puis un parcours orientation insertion (POI), avant d’opérer une remise à niveau en IUT à Toulouse financée par la région, que Christophe parvient à se reconvertir. Il occupe aujourd’hui le poste de Contrôleur qualité aéronautique.